Le cerveau reptilien et les conditions extérieures

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Le cerveau humain

Les humains partagent ce qu’on appelle le « vieux cerveau » (plus primitif, lié aux stratégies reptiliennes) avec de nombreux autres animaux. La composante « reptilienne » contrôle nos motivations et notre comportement instinctif.

Le cerveau reptilien est le cerveau primitif qui régit les fonctions vitales. C’est un cerveau rapide nécessaire à l’instinct de survie. Il est le siège des pensées automatiques. Il intervient face aux peurs et a tendance à y répondre comme face à une situation de danger de mort imminente (réelles ou supposées).

Les conditions extérieures

Quand nous sommes dans l’eau, selon les circonstances, il est possible que le cerveau reptilien l’interprète comme une menace extérieure et se mette en alerte, alors que notre vie n’est pas en danger. Cela crée un stress chronique qui masque des émotions inconscientes refoulées.

En clair, l’homme est à la base un terrien et l’eau n’est pas son élément de prédilection. Des alertes vont se produire selon le contexte (milieu extérieur) ou les aptitudes de la personne (âge, niveau de pratique, passif émotionnel….).

Si je ne sais pas bien nager, que je ne suis pas à l’aise, je peux vite me trouver en stress en fonction :

  • De la température de l’eau
  • De la profondeur
  • De l’agitation (vagues, courant, beaucoup de monde….)
  • De la possibilité de voir le fond
  • Des algues ou autres éléments extérieurs
  • Des histoires que j’ai entendues par le passé……

Ce « danger » ressenti, est directement traité par le cerveau reptilien. Donnant l’ordre de produire immédiatement de l’adrénaline et du cortisol. Si le cerveau reptilien s’emballe, le stress augmente très vite et le cerveau limbique entre en jeu. Cela a pour conséquence de générer des émotions intenses (souvent la peur) ou de se remémorer des souvenirs désagréables. De même, les croyances limitantes émergent et remettent en cause nos capacités.

Sous l’emprise de nos émotions et de nos croyances, le néo cortex n’est plus à même de s’exprimer. Nous déformons la réalité en produisant d’après certaines études, 70% de pensées inadaptées par rapport à la situation à laquelle nous sommes confrontés. Le néo cortex produit alors des conclusions sans preuve, il se concentre sur un détail défavorable sans prendre en compte l’ensemble des informations.

A l’extrême, nous pouvons rester complètement paralysés ou perdre le contrôle. Restant incapable de réfléchir et de prendre du recul. Tous ces éléments vont avoir tendance à augmenter mon stress et donc à accélérer mon système nerveux sympathique qui va générer un essoufflement disproportionné.

Cet article fait partie d’une série d’articles autour de la respiration et de l’essoufflement. Retrouvez ici les autres articles.